La trentaine, la fin de l’amour ?

16 décembre 2011 at 11:06 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

(NDLGG : Avant de débuter ce billet, un petit rappel : je n’ai aucune prétention comme psy ou sociologue. Cet article est le fruit de réflexions perso basées uniquement sur mon observation et mon ressenti, donc forcément ni exhaustif ni objectif.)

Oui, je sais : voilà un titre bien mélodramatique. Mais depuis mon arrivée dans l’univers des célibataires, je constate à force de discuter, que parmi les gens de ma génération, nombre d’entre-eux (et je m’inclus dans le lot) ne souhaitent pas (ou plus) spécialement fonder un vrai couple.

Les raisons de cette frilosité sont multiples. En voici quelques-unes que j’ai entendues : il y a ceux qui ont déjà vécu cette aventure « traumatisante » et qui ne sont pas prêts à remettre le couvert de si tôt, ceux qui luttent toujours contre les réminiscences d’un passé pas vraiment heureux et qui ne sont donc pas dans les conditions pour partager leur vie et puis, il y a aussi le fait que beaucoup ont atteint une certaine plénitude dans leur existence (un bon boulot, une maison, un ou plusieurs mômes, la plupart du temps en garde partagée) et qu’ils n’ont pas envie de bouleverser cette situation bien confortable pour un(e) intrus(e), potentiellement porteur(se) de troubles.

Du coup, il me semble qu’à la trentaine, les relations alternatives (plans cul, sex friending plus ou moins « sex »/plus ou moins « friend », selon les convenances des partenaires) deviennent de plus en plus répandues.

A mon sens, cette évolution des mœurs a au moins le mérite d’éclairer le sentiment amoureux sous un autre jour. En effet, une fois qu’on est arrivé à un stade de sa vie où on a décidé qu’on n’a plus besoin à tout prix de la présence continuelle de quelqu’un à ses côtés pour se réaliser, une fois que la crainte de se planter a remplacé – au moins pendant un temps – l’espoir de reconstruire, que reste-t-il comme motivation valable à la fondation d’une relation amoureuse profonde ? Si celle-ci naît et parvient à grandir dans ces conditions, c’est que les deux partenaires en présence doivent être réellement charmés l’un par l’autre. Ou que le besoin de s’unir correspond peut-être à leur tempérament intrinsèque, tout simplement.

Il n’empêche… J’espère bien ressentir un jour à nouveau ces délicieux petits papillons qui chatouillent le ventre et avoir envie de vivre une vraie histoire avec quelqu’un, même sans objectif particulier. Juste parce que ce sera lui et que ce sera moi…

Ça y est,  je viens de faire mon coming out : je suis affreusement romantique et maso !

Argh !

2 commentaires

  1. Le Gounjou said,

    Très bonne réflexion sur le sujet.

    Personnellement, j’ai pas encore 30 ans, et l’amour pour moi n’existe que s’il a une véritable symbiose entre les deux personnes, et que ces deux personnes s’aiment pour l’amour absolu uniquement, et non pour niquer/faire des gosses/rentrer dans la norme paske être en couple ça fait bien dans la société. Donc je dirai pas que lat trentaine sonne la fin de l’amour, mais tu montres ici une prise de conscience sur le sentiment amoureux en lui-même, et pour ça, pas besoin d’atteindre la trentaine, surtout quand on voit ceux qui restent encore dans l’illusion.

    Aussi, j’ai réalisé après une relation longue de plusieurs années, que je n’avais pas besoin d’un homme pour me réaliser, et que de plus, ne sachant pas encore de quoi mon avenir sera fait pour les 5 prochaines années, pourquoi s’encombrer d’un intrus potentiellement fauteur de troubles, alors que si ça se trouve, demain (en parlant du futur), le vent me portera à l’autre bout du monde. Dans une situation pareille, le sex friending, c’est bien, à condition que les choses soient claires dès le départ entre les deux personnes.

    Après, dans le fond, qu’on se rassure, je suis aussi une vraie romantique, paske c’est vachement chouette d’être amoureux(se) en fait.

    • Ghost Girl said,

      Chercher un partenaire pour se réaliser d’une façon ou d’une autre (fonder une famille, par ex), biaise un peu les données de la relation amoureuse mais après tout, c’est l’instinct qui parle. Historiquement, c’était aussi la raison d’être du mariage (avant, on se mariait avant tout pour perpétuer la lignée et si l’amour naissait au sein du couple, c’était juste un bonus. Cette problématique est d’ailleurs l’objet d’un article en gestation).

      Pour certains, la relation amoureuse est aussi un refuge qui permet de panser des blessures personnelles.

      Ces motifs +/- inconscients n’empêchent pas une certaine sincérité, je crois. Juste qu’un jour, on se réveille et là, on se rend compte qu’à cause de tout ça, on s’est jeté de la poudre aux yeux et qu’on n’a pas choisi la bonne personne.

      En même temps, la fameuse symbiose, ça me paraît tellement utopique aussi : deux individualités, des parcours de vie différents, une évolution personnelle qui ne sera certainement pas la même… Mais il paraît que certains arrivent à la réaliser. Les fameuses exceptions qui confirment la règle, je suppose. Et puis, une vie sans risque (et donc sans amour), c’est comme une soupe sans sel : fade. Alors, je veux continuer à penser qu’il faut y croire…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :