L’indulgence dans la blogosphère. Oui, mais pour quoi faire ?

24 juillet 2011 at 21:57 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Je ne suis pas une nana gentille. Mais je ne pense pas non plus être méchante : je n’aime pas faire du tort pour le plaisir. Je tiens bien trop à ma tranquillité pour ça !

Par contre, j’ai un sens de l’humour à la con. Il me semble que le terme le plus exact pour le qualifier serait “pince-sans-rire”.  Par exemple, quand je plaisante avec quelqu’un, j’aime beaucoup me lancer dans des allusions relevant parfois du plus pur sadisme alors qu’IRL, je suis incapable de faire du mal à une mouche (à un moustique, si. Je n’ai aucune pitié pour les moustiques, ces stupides bestiaux urticants ! Mais pas à une mouche).

Du coup, sur WordPress ou d’autres sites du genre, je suis naturellement attirée par des blogs où le second degré est roi. Bien évidemment, il n’est pas rare ni surprenant de trouver en ces lieux voués au cynisme des articles relevant de la parodie, voire caricaturant une catégorie de personnes. Parfois, c’est tout le blog qui est consacré à cette thématique. Parfois, ce sont quelques articles parmi d’autres.

En général, ces blogs annoncent très clairement la couleur. Pressentant sans difficulté les critiques dont ils vont être l’objet, les auteurs rédigent un avertissement en guise d’introduction (souvent avec un sens de l’auto-ironie assez prononcé d’ailleurs). Donc, en toute logique, si t’adhères pas au concept, tu zappes. Ou alors, tu gardes tes reproches pour toi. Mais évidemment, parce que le sens de la contrariété est l’une des composantes fondamentales de l’être humain, il y a toujours l’un ou l’autre défenseur de la veuve et de l’orphelin qui se sent obligé de la ramener malgré tout.

En gros, l’argumentaire du “gentil” se résume à ceci : “C’est vraiment pas bien de se moquer des gens comme ça. Ça ne sert à rien. C’est que de la haine, du mépris ! Ce monde de brutes est déjà assez cruel comme ça ! Au contraire, on aurait plutôt besoin d’amour !”. Puis, cette magnifique diatribe se conclut généralement par un “Et puis d’abord, tu t’es vu, toi ? Tu t’crois meilleur que les autres ?”.

En ce qui me concerne, je n’aurais qu’un seul reproche à faire aux auteurs de ces blogs. C’est qu’ils choisissent des cibles trop faciles. La plupart du temps, ce sont déjà des caricatures en elles-mêmes (de par leur comportement, je le précise. Il ne s’agit pas de moqueries liées au physique ou autre). Mais bon, le lecteur a largement de quoi être satisfait  par la mise en scène, généralement très à propos, des travers repérés.

Pour le reste, je me demande bien pourquoi on n’aurait pas le droit d’écrire de ce genre d’article, pourquoi on n’aurait pas le droit de se moquer.

Constat number one : que celui qui n’a jamais raillé autrui jette la première pierre. Tiens, y a pas foule, même chez les “gentils”. Comment c’est que cela se fesse ?

Deuxième constat : quand vous ouvrez un journal et que vous voyez la caricature d’un homme politique, ça vous fait marrer, n’est-ce pas ? Ça ne vous choque pas. Et pourquoi seraient-ils les seuls à y avoir droit ? Pourquoi d’autres catégories de personnes ne pourraient pas être exposées aux critiques (plus ou moins acerbes) ?

Troisième point : en quoi ces articles portent-ils réellement préjudice à quelqu’un ? Les “cibles” ne les lisent pas, la plupart du temps. Et, en supposant que l’une d’entre-elles tombe dessus, se reconnaîtrait-t-elle ? Rien n’est moins sûr.

Ah oui ! On me rétorquera aussi que cette “mentalité de castes” (dans le cas qui nous occupe, “les intelligents” vs. “les cons”) contribue à creuser les différences entre les gens. Sans blague… Comme si une société parfaitement solidaire et égalitaire pouvait émerger un jour. Aussi loin que remonte l’histoire du Vivant, il y a toujours eu des dominants et des dominés. Des prédateurs et des proies. Et même avec toutes les bonnes volontés du monde, c’est pas demain la veille que ça va changer, je veux bien en faire le pari (*) ! Alors, faut arrêter avec les mièvreries utopiques à deux balles. A mon sens, il y a et il y aura toujours des catégories de personnes entre lesquelles aucune entente, aucune compréhension, ne sera possible.

Enfin, c’est entendu, tout le monde n’a pas un QI de 150 et on ne peut pas l’exiger. Mais ça ne veut pas dire non plus qu’il faut rester silencieux face au nivellement par le bas que connaît la société actuelle. A cet égard, caricaturer, être cynique, c’est aussi pousser une sorte de gueulante, mettre le doigt où ça fait mal en faisant mal et parfois, à mon avis, ça me semble plus que nécessaire…

(*) C’est comme ce texte d’ailleurs. Ce n’est pas avec les trois pelés et le tondu qui le liront que la face du monde va s’en trouver transformée.

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Sois mère… et tais-toi !

16 juillet 2011 at 23:47 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Petite histoire des temps modernes…

« Il était une fois une jeune femme, ni belle ni vilaine, la trentaine, dont le ventre proéminent ne laissait pas vraiment de doutes sur l’événement qui allait survenir dans un avenir proche.

En effet, quelques jours plus tard, elle se présenta aux urgences de l’hôpital. Les douleurs de l’accouchement lui furent en partie épargnées grâce à une péridurale bien dosée et quatre heures après son arrivée, l’infirmière, tout sourire, le déposa enfin dans ses bras :

– Félicitation, madame ! C’est un beau cerveau !

Le gynéco prit sa lampe de poche et vérifia par les narines et les oreilles de la parturiente qu’un bout de dure-mère n’était pas resté accroché à la paroi intracrânienne mais tout semblait s’être passé dans les règles de l’art.

La jeune mère, ravie, fut conduite à sa chambre. C’était le début d’une nouvelle vie… »

Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai dit un truc ? Ah oui, le coup du cerveau…

En fait, si j’ai écrit cette intro un peu particulière, c’est parce que c’est l’effet que me font les mères d’aujourd’hui, quand je les écoute. D’être décérébrées, pour la plupart.

Une fois qu’elles ont charge d’enfants, ces femmes modernes, filles de la génération de 68, ayant bénéficié d’une éducation plus ou moins poussée, souvent intégrées dans la vie active, n’ont quasiment plus qu’un seul et unique sujet de conversation : leur progéniture ! Pendant plusieurs années (jusqu’à la fin de leurs jours pour les cas pathologiques), la maternité marquera pour nombre d’entre-elles la limite de leur horizon intellectuel.

Quotidiennement (notamment si vous en fréquentez à votre boulot comme moi), la mère de famille ressentira le besoin de vous raconter diverses anecdotes absolument « passionnantes » en rapport avec le fruit de ses entrailles. Et vous êtes priés d’avoir le cœur bien accroché, parce que parfois, c’est gratiné ! Oui, la mère de famille est généreuse par nature, c’est connu. Donc, elle aime aussi partager avec vous les turpitudes que lui impose ce petit être qu’elle a choisi d’engendrer (pas vous, mais ça, elle s’en fout). Ça va de la nuit blanche (soft), aux douleurs causées par les crevasses aux tétons que provoque parfois l’allaitement (ah, je vous sens déjà un peu plus crispés !), pour en arriver au lange qui a débordé (Bingo ! Nous y sommes !) (*).

Au fur et à mesure que son petiot fera l’apprentissage de la propreté, la conversation de la mère de famille deviendra moins gore. Mais pas forcément plus intéressante ou diversifiée. Son centre d’intérêt number one restera toujours le même. Elle continuera à vous narrer régulièrement (même si vous n’êtes pas demandeur) les prouesses ou les foirages scolaires de son « bébé », ses premières amours, sa crise d’acné d’adolescence… Ceci dit, si vous avez un peu de chances, le gamin devenant plus autonome (l’envoyant sur les roses), elle recouvrira progressivement quelques-unes de ses facultés intellectuelles et vous pourrez espérer varier un peu les discussions.

Alors, ok. Je suis tout à fait d’accord pour convenir que la naissance d’un enfant est un événement majeur dans la vie des femmes (et des hommes aussi, d’ailleurs). Que cela peut engendrer une multitude infinie de bouleversements, plus ou moins bien vécus selon les personnes. Que c’est tout sauf une sinécure. Je suis maman aussi (eh ouais, messieurs-dames mes détracteurs, va falloir ranger vos flingues ou vous allez faire deux orphelins).

Mais, en y réfléchissant bien, n’est-ce pas un sujet de conversation éminemment personnel ? Que l’on en touche occasionnellement un mot ou l’autre à son entourage, d’accord. Que l’on pose des questions, que l’on s’informe, d’accord. Que l’on ressente à un moment le besoin d’en parler parce qu’on vit un épisode difficile ou, au contraire, très heureux, toujours d’accord. Mais de là à en faire son pain quotidien pour le tout venant comme le font certaines, alors là, pas d’accord.  Soyons honnêtes : ce qui arrive aux enfants des autres nous intéresse beaucoup moins que les « exploits » des nôtres. En général, dans ce genre de dialogue, on attend qu’une seule chose : que l’autre se taise pour que l’on puisse enfin s’épancher à notre tour. A partir du moment où ils sortent d’un certain cercle d’intimes, ces échanges sont donc, à mon avis, profondément égocentriques.

Enfin, faudrait p’têt se souvenir que nous procréons depuis des millénaires et que ça n’a jamais empêché la Terre de tourner. Des millions de femmes sont passées par là avant nous. Et dans des conditions souvent bien moins favorables que celles que nous connaissons aujourd’hui (en tout cas en Occident). Alors, moi je dis que ce serait bien d’essayer de se concentrer parfois sur autre chose que nos nombrils de mères. Et de garder nos esprits en éveil. Parce que justement, ça nous aiderait à donner à nos mômes chéris les moyens de s’en sortir dans le monde hostile dans lequel on les a fait naître. Et parce que nous ne devons pas oublier que la maternité, ce n’est que l’un des aspects de la féminité…

(*) Ce n’est pas une caricature, c’est du vécu. Et croyez-moi, je vous épargne bien des détails…

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Les sondages de l’absurde…

16 juillet 2011 at 15:20 (Hors catégorie)

Ah, les sondages !

Encore une autre tendance très en vogue en ce siècle où les politiciens, les médias, les industriels – bref tout ceux qui ont du pouvoir et des intérêts en jeu -, se sentent obligés de tâter le pouls de l’opinion publique. Pour mieux l’ignorer ensuite…

Alors, comme moi aussi, j’aime être « in » parce que je le veau vaux bien, voici quelques questionnements de mon cru, parfaitement inutiles donc TOTALEMENT INDISPENSABLES. Vous noterez également leur haute portée philosophique et sociologique.

Je remercie par avance les aimables participants qui se prêteront à mon petit délire. Oui, vous avez la possibilité d’ajouter des réponses perso. Non, ces sondages ne mordent pas.

Pour les addicts du genre, d’autres questions viendront peut-être s’ajouter au gré de mon inspiration. Ou pas…

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Welcome to Nunucheland

8 juillet 2011 at 11:21 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Entendu dans le train, ce matin …

Marinette (la vingtaine) : – Moi, j’adore les histoires de vampires, je suis fan de Twilight.

Jeanine (la quarantaine ou l’air d’en avoir 40) : – Oui, moi aussi, j’adore. Et les fées aussi et les elfes. D’ailleurs, je collectionne les figurines. J’en ai plein ! Et dans l’autre partie de la maison, ce sont les sorcières. J’aime bien tous ces trucs féeriques. Ça me fait rêver… (sourire idiot)

Brrr ! Je sais pas pour vous, mais moi, ce ne sont définitivement pas les vampires que je trouve les plus effrayants…

PS : si quelqu’un a un lance-flamme… J’irais bien donner un coup main à Jeanine pour faire son ménage, à l’occaze.

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