Il ne faut pas cracher dans la soupe (aux OGM)…

6 avril 2011 at 09:25 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Aujourd’hui, une amie m’a fait lire un article intitulé « Recette de la tarte aux cerises de supermarché » par Claude Bourguignon, membre de la Société américaine de microbiologie de mes deux. Pas besoin de rentrer dans les détails : après avoir lu cette prose magnifique, on a qu’une seule envie, c’est de la passer au compteur Geiger avant de la bouffer, la tarte.

C’est très tendance en ce moment, ce genre de diatribes. Et elles sont relayées à l’envi sur le net. Sauf que quoiqu’on en dise, moi, je me demande tout de même quelle tête tirerait l’un de nos ancêtres si on lui mettait sous le bec le contenu de nos assiettes actuelles, hyper vitaminées et hyper protéinées. Si, si, rappelez-vous le fameux « bon vieux temps » quand, pour se mettre un steak sous la dent il fallait courser le mammouth (sachant que le bestiau n’était pas forcément d’humeur coopérative pour se laisser dévorer). Ou encore quand il fallait patiemment biner son lopin de terre pour avoir quelques légumes dans sa gamelle. Et attention, hein ! Valait mieux que la météo soit clémente sinon la récolte pouvait bien nous passer sous le nez.

Et puis, franchement, vous vous voyez aller à la chasse ou au champ à la fin de la journée, après vos heures de travail ? Soyons honnêtes, les courses au supermarché, ce n’est pas l’activité la plus transcendante du monde mais c’est tout de même bien pratique. Bon, c’est sûr, il faut garder son flegme quand mamy égrène sa petite monnaie à la caisse mais c’est encore un moindre mal.

En 2011, nous avons dépassé le cap des 6 milliards d’êtres humains  et il est évident que le bio ne permet pas d’obtenir des rendements suffisants pour nourrir toute cette populace. De même, nous ne sommes pas prêts non plus à revenir à titre individuel aux pratiques traditionnelles pour nous sustenter. Alors, s’il est vrai que l’agriculture industrielle n’est pas la panacée (d’autant plus qu’elle est entre les mains de puissants lobbies qui pensent à s’en mettre d’abord plein les popoches), ça me paraît tout de même être un moindre mal. D’autant plus que de nos jours, il existe des normes et des organismes de contrôle pour vérifier la qualité des produits que nous ingérons et que finalement, nous n’avons pas l’air de nous porter trop mal en nous nous alimantant de cette manière. Que du contraire même…

Mais je cause, je cause et ça creuse.

Vous reprendrez bien un morceau de tarte transgénique ?

 

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