Les ZÉtudes scientifiques…

25 avril 2011 at 00:41 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Vous avez déjà remarqué ?

Non, vous n’avez pas encore remarqué.

‘fin si, peut-être. Mais alors, vous n’avez probablement pas encore accordé beaucoup d’attention au phénomène.

‘fin si, peut-être. Mais alors, probablement pas en lui accordant l’importance qu’il mérite.

Mais je tergiverse. Venons-en au but. Aujourd’hui donc, j’ai envie de deviser à propos des… ZÉtudes “Scientifiques”. A mon avis, si on pratiquait encore l’art délicat des enluminures, ces deux mots, parés de leur aura de présumée rigueur, devraient être dessinés en lettres d’or. Au minimum !

C’est le nouveau truc à la mode, ça, les ZÉtudes “Scientifiques”. Suffit d’ouvrir n’importe quel journal pour avoir quotidiennement écho de l’une ou l’autre d’entre-elles, sortie encore toute chaude du laboratoire. Et on vous en balance sur tous les sujets. Des plus sérieux aux plus loufoques. Je pourrais vous citer des exemples mais il y en a tellement que cette liste ne serait pas très représentative. Et puis, chacun d’entre-nous a certainement le souvenir de quelques-unes, en rapport avec les thématiques auxquelles il est sensible (santé, sociologie, sexualité…).

En fait, jusque-là, il n’y a rien d’inquiétant. Ce devrait même être rassurant. Nos “zamis” les Scientifiques veillent sur nous, sur notre bien-être. Ils étudient nos comportements et nous apportent des explications à ceux-ci, des conseils de santé, nous confirment si nous sommes dans les normes ou pas etc, etc.

Sauf qu’elles deviennent tellement fréquentes, qu’elles commencent à cerner et concerner tellement d’aspects de nos vies, qu’elles se veulent tant être (ou à tout le moins que nous les considérions tant comme) l’expression de la Vérité qu’elles finissent pas influencer plus ou moins inconsciemment nos opinions et nos comportements. Sans compter qu’elles stigmatisent aussi ceux qui n’adhèrent pas à leurs conclusions, qui sortent de leurs normes… Et enfin, comble du comble, il arrive parfois qu’elles se… contredisent ! Et là, c’est le drame ! Mais que faire ??? Qui croire ??? Que penser ??? Mais où est donc Ornicar ???. (*)

En fait, par le biais de cet article, je voudrais simplement rappeler une petite chose.  La prochaine fois que vous lirez les conclusions d’une ZÉtude Scientifique, même si les références sont souvent (curieusement ?) absentes, ce serait peut-être bien de se demander qui en est l’auteur, qui pourrait en être le commanditaire, quels intérêts elle pourrait servir…

(*) Vous noterez au passage cette amusante (consternante ?) propension de l’être humain à avoir toujours besoin de se voir insuffler sa conduite, ses idées… Il y a longtemps, on avait inventé un stratagème qui s’appelait la religion. Aujourd’hui, comme il sent un peu trop le souffre au goût de certains, on lui a trouvé d’autres palliatifs, plus subtils et plus “politiquement corrects”.

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Ah, l’amour… Vous avez dit « amour » ?

15 avril 2011 at 09:36 (Amours de femmes)

Le soir où elle trouva ce message dans son GSM – le GSM qu’elle lui avait offert pour son anniversaire -, le choc fut si grand qu’elle eut la sensation que son cœur allait jaillir hors de sa la poitrine. Ce n’étaient que quelques mots : « Merci pour hier. Je t’aime. Bisou», avec une simple initiale en guise de signature. Sur le coup, elle eut envie de pleurer, de hurler, mais rien ne vint. Elle se contenta donc d’hoqueter sa douleur en silence.

Pourtant, cela n’aurait pas dû être une surprise. Elle le tenait à l’œil depuis le début de leur relation. Elle avait remarqué tout de suite son regard volage quand ils se promenaient en rue. Chaque fois qu’il posait les yeux sur une autre, elle ne pouvait s’empêcher de presser la main qu’il avait déposée dans la sienne. Par pur réflexe, sous l’effet du stress. Et puis ces deux « amies de longue date », comme il disait si bien, qui lui téléphonaient de temps en temps… Comme si l’amitié entre homme et femme pouvait exister !

Lorsqu’il la rejoignit au lit, elle le laissa approcher sans broncher, impassible. Mais au moment où il voulut l’embrasser pour lui souhaiter une bonne nuit, elle se cacha le visage dans les mains et éclata en sanglots. Et sous les larmes, elle lui raconta sa découverte…

Les jours suivants, ils parlèrent beaucoup. Elle aurait pu abandonner la partie, le quitter. Nombreuses sont celles qui réagissent ainsi dans ces circonstances. Mais elle avait été célibataire si longtemps… Elle avait tant souffert de cette solitude forcée, des regards compatissants de son entourage, de leurs interrogations lancinantes au sujet de son avenir. Cette vie de couple, elle l’avait tellement espérée, rêvée… Non ! C’était décidé, elle allait se battre pour le garder. Et le garder pour elle toute seule !

Alors, elle lui demanda pourquoi. Ne faisait-elle pas tout son possible pour le rendre heureux ? Ne lui prouvait-elle pas tous les jours son amour par autant de petits mots, de petites attentions ? Il finit donc par lui confier combien il se sentait de plus en plus incompris depuis quelques mois. Combien sa jalousie lui avait mis une pression infernale. Qu’il étouffait et que son envie de fuir n’avait fait que croître, au point de le pousser finalement à accomplir ce qu’elle redoutait tant.

Mais maintenant, grâce à cette épreuve, il réalisait combien elle tenait à lui. Il comprenait enfin que c’était elle, la femme de sa vie, qu’il ne voulait pas la perdre et devant ses yeux, il envoya un message de rupture lapidaire à sa maîtresse.

Elle le serra fort contre lui et l’embrassa longuement, immensément soulagée.

Elle avait gagné !

Elle l’avait gagné…

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Les compléments…

10 avril 2011 at 23:33 (Amours de femmes)

Elle avait fait sa connaissance sur un site de rencontres quelques semaines plus tôt. Le courant était tout de suite passé entre-eux, et au bout de deux ou trois jours d’échanges par tchat, ils avaient décidé de se voir. Hélas, la déception eut l’inconvenance de s’inviter aussi au rendez-vous. Physiquement, il n’était pas du tout celui qu’elle avait imaginé. Il ne ressemblait pas aux photos qu’il lui avait envoyées. Non pas qu’il ait cherché sciemment à la leurrer. Ce n’était pas son genre, elle en était convaincue. C’était simplement l’effet, parfois trompeur, des appareils photo.

Malgré tout, sans trop savoir pourquoi, elle accepta de venir chez lui. Et lorsqu’il posa sa main sur la sienne, elle ne la retira pas. Et lorsqu’il se pencha vers elle pour l’embrasser, elle lui rendit son baiser…

***

Elle ne pensait plus jamais le revoir. Toutefois, leurs longues discussions, sa gentillesse, son intelligence, lui manquèrent très vite. Une réelle complicité s’était instaurée entre-eux sur peu de temps. Il la comprenait et l’écoutait vraiment quand elle lui parlait. Elle réalisa qu’il l’avait séduite sans même qu’elle s’en aperçoive et qu’elle ne pourrait pas l’oublier aussi facilement. Alors, après lui avoir fait clairement comprendre qu’il ne devrait pas s’impliquer trop sérieusement dans cette relation, elle le convia à un nouveau tête-à-tête, chez elle cette fois. Et cette nuit-là, après leurs ébats, elle se blottit tendrement contre lui…

***

Elle fit sa connaissance sur le même site de rencontres. Sa conversation était très plaisante également. Mais elle se rendit compte rapidement qu’ils étaient fort différents. Ils ne partageaient pas vraiment les mêmes opinions, n’avaient pas tout à fait les mêmes projets… Cependant, vu le physique qu’il dévoilait sur ses photos, il y avait peu de chance que la déception joue une nouvelle fois les troubles-fêtes ! Par conséquent, lorsqu’il proposa de la rencontrer, elle accepta sans hésiter. Et effectivement, elle n’eut pas à le regretter, d’autant plus qu’il se révéla être aussi un très bon amant.

***

Le jour où elle s’était inscrite sur ce site de rencontres, c’était très ordinairement dans l’idée de trouver un homme avec qui elle pourrait faire un bout de chemin. Une personne avec qui elle aurait assez d’affinités pour s’entendre. Toutefois, la vie, parfois un peu polissonne, semblait avoir décidé de l’emmener sur des sentiers un peu moins battus. Apparemment, il était écrit que pendant quelques temps, un seul ne serait pas suffisant…

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L’amour du métier

7 avril 2011 at 15:08 (Près de chez moi...)

Cela fait maintenant 6 ans que j’ai quitté la capitale pour m’exiler dans une charmante petite ville de province et c’est au cours d’une balade dans le centre-ville que j’ai découvert ce magasin qui a tout de suite attiré mon attention. Depuis lors, chaque fois qu’il m’arrive de passer devant ses vitrines, je ne peux m’empêcher de sourire.

Au premier abord, cette boutique a pourtant l’air tout à fait ordinaire, banale. Mais quand on y regarde de plus près, il y a quelques détails qui font toute la différence et voici ce qu’on peut découvrir.

Enjoy !

La devanture, tout à fait normale, de loin...

La cerise sur le gâteau...

a... a... affriolant

Chouette ! Il y en a encore ! Avec jarretelles !

Pour son p'tit coeur...

et son p'tit kiki (Mwouarf !)

Enfin, s’il vous prenait l’envie d’aller dérober l’une de ses magnifiques pièces de lingerie, ne vous plaignez pas que vous n’avez pas été prévenus !

DANGER PIEGES ELECTRIQUES PLAN POLICE MONS

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L’amant

7 avril 2011 at 14:23 (Amours de femmes, Liberty, libertine...)

Perdue dans ses pensées, les yeux rivés sur les pavés, elle traversa la rue sans prendre la peine de regarder si une voiture arrivait. Encore quelques mètres et elle se retrouverait devant la porte.

Elle appuya sur la sonnette. Le bruit d’un horrible carillon désaccordé lui vrilla les tympans. L’ouvre-porte s’actionna et elle entra. La taulière, une soixantenaire alerte et fluette, vint à sa rencontre. Sans qu’elle eût à lui poser la question, celle-ci lui indiqua le numéro de la chambre. Cette fois, c’était au dernier étage.

Elle gravit lentement l’escalier, faisant grincer malgré elle les marches en bois recouvertes de vinyle imitation… bois. A mi-chemin, elle s’appuya contre le mur pour céder le passage à un couple qui descendait à vive allure. Il devait avoir la cinquantaine. Il était bedonnant et mal fagoté. Elle semblait être encore jeune, la trentaine peut-être, mais son regard était déjà éteint. Arrivés en bas, une dispute éclata entre eux et la femme se mit à proférer ce qui semblait être des injures dans un sabir incompréhensible.

Elle frappa trois coups légers et il vint lui ouvrir. Il était nu et bandait déjà. Il lui passa une main dans le cou, l’attira brusquement à lui et se mit à l’embrasser avidement. Leurs langues se mêlèrent. Elle lui rendit longuement son baiser, plaquant son corps contre le sien, passant ses doigts dans ses cheveux. Rien qu’à le voir, à le toucher, il l’excitait, la rendait folle de désir.

Il se mit à la caresser, elle continua de l’embrasser. Il fit tomber sa veste, glissa ses mains sous son pull léger, l’enserra contre lui dans une étreinte frénétique, couvrit ses seins, son cou, son ventre de baisers.

Elle ne tarda pas à se retrouver nue à son tour et ils firent l’amour comme ils le faisaient à chaque fois : passionnément…

Elle se détacha de ses bras, repue, épuisée. Il lui jeta un regard amusé, les yeux brillants. Il savait comment la dompter, la combler et en était fier. Ils se rhabillèrent en silence, échangeant à peine un mot ou deux. Juste avant de quitter la pièce, il lui plaqua un dernier baiser sur les lèvres, comme un « merci ». Ils descendirent et il paya la chambre. Puis, ils sortirent et, tout en échangeant encore quelques banalités et se séparèrent enfin. Jusqu’au prochain rendez-vous…

Perdue dans ses pensées, les yeux rivés sur les pavés, elle traversa la rue sans prendre la peine de regarder si une voiture arrivait. C’était indéniable, elle adorait les moments qu’elle passait en sa compagnie. C’était le meilleur amant qu’elle avait jamais eu. Il savait lui faire tourner la tête comme personne. Et pourtant…

Pourtant, après, elle ne pouvait s’empêcher de se demander à chaque fois pourquoi elle revenait.

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La gourmande

7 avril 2011 at 14:20 (Liberty, libertine...)

Elle le prit sans hésiter entre ses doigts fins et le regarda longuement avec envie.

Enfin décidée, elle sourit puis entr’ouvrit légèrement sa bouche, l’effleurant du bord des lèvres. Il était dur, ferme, comme elle aimait. A ce constat, n’en pouvant plus de désir, elle ferma les yeux et libéra sa langue.

Elle commença à parcourir doucement son contour. Mmm, c’était un vrai délice. Elle en avait déjà eu d’autres auparavant bien sûr, mais celui-ci, elle l’avait tellement attendu qu’elle voulait savourer cet instant passé avec lui.

Finalement, elle sentit que le moment de le prendre à pleine bouche était venu. Alors, brusquement, elle l’engouffra. D’un coup. Goulûment, avidement. Et elle entreprit de le sucer avec délectation. Sa langue se mit à tourner autour de lui, follement, sans retenue. Elle le fit aller et venir furieusement dans sa gorge, l’enfonçant parfois presqu’à s’en étouffer. Elle était en pleine extase.

Enfin, le sentant couler en elle, elle l’avala d’un trait.

Ah Dieu !

Qu’il était bon, fort, puissant, ce carré de chocolat !

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Le racket caritatif…

7 avril 2011 at 14:10 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Durant le mois de janvier 2011, cette vidéo a été diffusée sur les chaînes de télé belges :

Il s’agit d’un spot pour une ONG qui lutte contre la lèpre. Un script simple, épuré même : une main qui écrit ou qui dessine et une voix qui vante les multiples usages d’un marqueur.

Aucune image choc, pas de petits nenfans en pleurs ou décharnés. Pourtant, à chaque fois que je tombais sur cette pub, je ne pouvais m’empêcher d’être heurtée, de ressentir un malaise indéfinissable.

Finalement, après quelques temps, j’ai compris ce qui me dérangeait tant. Le slogan, balancé à la fin : « L’indifférence tue ». Deux mots seulement mais lourds de sens. Que sommes-nous censés comprendre par là ? Franchement, cette pitoyable tentative de culpabilisation me fait songer aux méthodes de chantage employées en cas de kidnapping : si tu ne payes pas, l’otage mourra.

Non mais oh ! Et donc, si je n’ai pas les moyens de faire un don, je suis coupable de meurtre ? Et si j’ai choisi d’aider d’autres associations, ce n’est pas bien non plus ? Et puis, est-ce que le pognon est la seule manière de venir en aide aux gens ?

En tout cas, il y a une chose qui est sûre, c’est que j’aime pas qu’on me force la main, même pour la bonne cause.

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L’asociabilité, c’est bon pour la santé…

7 avril 2011 at 08:34 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Dans le bâtiment où je bosse, il y a beaucoup de monde et donc, c’est rare de se retrouver seul dans l’ascenseur. Or, lorsqu’on quitte celui-ci, la bienséance recommande que l’on souhaite la bonne journée aux gens avec qui s’est faite l’élévation.

Sauf que moi, ça me gave de répéter à longueur de temps la même litanie. Et pis, pourquoi je devrais leur souhaiter quoique ce soit ? Fi donc ! Nous n’avons pas été présentés!

Alors, le matin, pour échapper à la corvée du sempiternel « Gnogne gnourgnée » (mon « bonne journée » grommelé d’une voix à peine audible) et à la promiscuité que je déteste tout autant, j’évite de prendre l’ascenseur à l’entrée principale. J’emprunte celui d’une porte secondaire, moins fréquentée. Par contre, à l’heure de midi, quand tout le monde sort pour aller manger, je peux oublier ce petit stratagème. Me reste donc plus qu’une solution : les escaliers.

Et c’est là que je me suis rendue compte que finalement, avoir un tempérament asocial, c’est bon pour la santé : pendant que les autres s’entassent tant bien que mal dans 3m² pour se faire hisser jusqu’à leurs bureaux, moi, je fais mes cinq minutes de cardio en descendant ou en gravissant à pied les trois étages (ouf, je ne crèche pas au sixième) au bout desquels se trouve mon antre.

Alors, elle est pas belle, la vie d’asociale ?

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Il ne faut pas cracher dans la soupe (aux OGM)…

6 avril 2011 at 09:25 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Aujourd’hui, une amie m’a fait lire un article intitulé « Recette de la tarte aux cerises de supermarché » par Claude Bourguignon, membre de la Société américaine de microbiologie de mes deux. Pas besoin de rentrer dans les détails : après avoir lu cette prose magnifique, on a qu’une seule envie, c’est de la passer au compteur Geiger avant de la bouffer, la tarte.

C’est très tendance en ce moment, ce genre de diatribes. Et elles sont relayées à l’envi sur le net. Sauf que quoiqu’on en dise, moi, je me demande tout de même quelle tête tirerait l’un de nos ancêtres si on lui mettait sous le bec le contenu de nos assiettes actuelles, hyper vitaminées et hyper protéinées. Si, si, rappelez-vous le fameux « bon vieux temps » quand, pour se mettre un steak sous la dent il fallait courser le mammouth (sachant que le bestiau n’était pas forcément d’humeur coopérative pour se laisser dévorer). Ou encore quand il fallait patiemment biner son lopin de terre pour avoir quelques légumes dans sa gamelle. Et attention, hein ! Valait mieux que la météo soit clémente sinon la récolte pouvait bien nous passer sous le nez.

Et puis, franchement, vous vous voyez aller à la chasse ou au champ à la fin de la journée, après vos heures de travail ? Soyons honnêtes, les courses au supermarché, ce n’est pas l’activité la plus transcendante du monde mais c’est tout de même bien pratique. Bon, c’est sûr, il faut garder son flegme quand mamy égrène sa petite monnaie à la caisse mais c’est encore un moindre mal.

En 2011, nous avons dépassé le cap des 6 milliards d’êtres humains  et il est évident que le bio ne permet pas d’obtenir des rendements suffisants pour nourrir toute cette populace. De même, nous ne sommes pas prêts non plus à revenir à titre individuel aux pratiques traditionnelles pour nous sustenter. Alors, s’il est vrai que l’agriculture industrielle n’est pas la panacée (d’autant plus qu’elle est entre les mains de puissants lobbies qui pensent à s’en mettre d’abord plein les popoches), ça me paraît tout de même être un moindre mal. D’autant plus que de nos jours, il existe des normes et des organismes de contrôle pour vérifier la qualité des produits que nous ingérons et que finalement, nous n’avons pas l’air de nous porter trop mal en nous nous alimantant de cette manière. Que du contraire même…

Mais je cause, je cause et ça creuse.

Vous reprendrez bien un morceau de tarte transgénique ?

 

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Les parlottes entre collègues

6 avril 2011 at 08:31 (Billets d'humeur (bonne ou de chien si j'ai pas fait ma grass' mat'))

Mais si vous savez bien, ces conversations que l’on tient à la pause, où l’on en profite pour caqueter sur le dos de Maryline la dactylo (« Elle s’est pas fait refaire les seins, celle-là ? » ) ou sur Jean-Pierre le chef de service (« Je suis sûre qu’il boit en cachette ! Vous avez senti son haleine, dernièrement ? ») ; ces discussions où l’on peste sur les dysfonctionnements de la boîte (« A ce propos, je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi je ne suis pas CEO à la place du CEO ! »)…

Perso, en bonne asociale que je suis, je préfère passer mes journées planquée bien sagement dans mon petit bureau, porte fermée (Non, pas verrouillée. Hélas, j’ai pas la clé). Du coup, j’échappe la plupart du temps à ces verbiages. Sauf à un moment : le soir, quand je prends le train pour rentrer chez moi. Curieusement, le matin, ça va. Les gens sont reposés. Alors, soit ils sont silencieux pour ceux qui ont encore la tête dans le fion (genre moi, par exemple), soit d’humeur joviale (la fameuse catégorie des je-me-fais-ch***-à-mon-taf-mais-je-crois-naïvement-qu’un-grand-sourire-va-m’aider-à-mieux-vivre-mon-calvaire). Par contre, en fin de journée, le stress s’est accumulé et là, on a droit à l’évacuation du trop-plein : un tel qui n’a pas fait ceci, une telle qui n’a pas fait cela, Machin qui n’est qu’une hypocrite etc.

Ça ne m’intéresse toujours pas, ces histoires. Mais dans l’espace confiné d’un wagon, surtout quand certains ont le verbe sonore, il est difficile d’y échapper (Et c’est là que vous me demanderez : « Mais t’as pas un lecteur MP3 ? Si mais j’aime pas porter ça en permanence sur les pavillons. Du bruit sur du bruit, à la fin, ça me casse la tête »).

Et c’est comme ça que jeudi dernier, j’ai eu droit à un exposé d’au moins vingt minutes sur les problèmes de poubelles de Josiane, Nancy et Nicole (prénoms d’emprunt mais elles se reconnaîtront, j’en suis sûre) : les petites poubelles de bureau qui avaient été apparemment supprimées, la poubelle de la cuisine qui se trouvait trop près de la porte coupe-feu, Nancy (l’esprit rebelle du groupe, apparemment) qui déclarait haut et fort que désormais, elle se lèverait à chaque fois que cela serait nécessaire pour aller à la poubelle de la cuisine, même si elle devrait faire le trajet vingt fois par jour (excellent exercice pour la ligne, ceci dit) et que tant pis si c’était une sacrée perte de temps, etc.

Bon, OK, je comprends bien que dans le fond, ça peut être gênant ce genre de chose. Supprimer des poubelles dans un bureau, vu l’intérêt hygiénique et l’usage fréquent qu’on a de ces objets, c’est même complètement idiot (En fait, si j’ai bien compris, dans le cas qui nous occupe, c’est pour « alléger » la tâche du personnel de nettoyage. Ah bon, ça existe encore des entreprises qui se soucient du bien-être de cette catégorie de travailleur ? Nan, impossible ! Ça doit être une question de rendement). Mais de là à en causer pendant VINGT MINUTES ! Chais pas moi, c’est le genre de truc que t’oublies vite fait, une fois la porte de la boîte refermée dans ton dos !

Alors, en conclusion, pour aider toutes les Josiane, Nancy et Nicole à relativiser, je les renvoie à cette illustration :



« Tu es 1 individu parmi 7 milliards (7 déjà ? ), sur 1 planète parmi 8 planètes, dans 1 système solaire parmi 100 milliards de systèmes solaires, dans 1 galaxie parmi 100 milliards de galaxies et tu es COMPLÈTEMENT insignifiant »

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